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Elites urbaines, elæiculture et question foncière au Cameroun

Le palmier à huile est une plante traditionnellement utilisée au Cameroun depuis des temps immémoriaux. Sa culture industrielle débute en 1907 pendant le protectorat allemand. Jusqu’aux années 1980, l’élæiculture est dominée par les sociétés agro-industrielles para-étatiques, qui ont parallèlement développé des programmes de palmeraies villageoises autour de leurs exploitations. Depuis les années 1990 et consécutivement au désengagement de l’Etat des secteurs productifs, les élites urbaines se sont fortement investies dans le développement de la culture du palmier à huile.
La question foncière est au centre de cette dynamique. En effet, les plantations des élites s’appuient sur une kyrielle de logiques et de stratégies d’accès à la terre qui induisent de nombreuses mutations sociales en milieu rural camerounais. Ainsi, la création des plantations élitistes rentre souvent dans une logique d’accaparement des terres et s’accompagne de nombreux conflits
fonciers, de fractures familiales, de l’affaiblissement des structures de la gouvernance foncière locale et remettent en cause l’ordre social traditionnel préexistant. À l’heure où le Cameroun veut se doter d’une stratégie de développement durable du palmier à huile, l’intégration des palmeraies villageoises en général et des palmeraies des élites en particulier dans une logique de durabilité reste un enjeu majeur.

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Mise en ligne : 11 décembre 2013 | Mise à jour : 12 décembre 2013 | Auteur : Eric Léonard